Ce navire de 237 m, chargé de pétrole brut, « est entré dans la zone économique exclusive iranienne le 15 mars à 11H33 UTC (12H33 à Paris) et a franchi le détroit d’Ormuz à 14H43 UTC », écrit lundi MarineTraffic sur X.
« Ce transit intervient après plusieurs semaines de trafic fortement réduit dans cette voie d’eau stratégique », ajoute le site.
Selon les données de Bloomberg, ce bateau était encore amarré le 28 février sur l’Île de Das, un hub émirati d’exportation de pétrole.
Situé entre le Golfe et le Golfe d’Oman, le détroit d’Ormuz est particulièrement stratégique pour l’exportation des hydrocarbures des pays du Golfe: un cinquième de la production mondiale de pétrole et un cinquième du gaz naturel liquéfié y transitent.
Téhéran le cible en représailles aux frappes israélo-américaines afin de le rendre impraticable et gêner l’économie mondiale pour faire pression sur Washington.
Donald Trump a mis la pression dimanche sur la Chine et l’Otan pour qu’ils aident à débloquer la zone.
La société de données maritime Lloyd’s List Intelligence a enregistré vendredi 77 traversées de navires à Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Mais il s’agit selon elle essentiellement des bateaux appartenant à la flotte fantôme, c’est-à-dire qui opèrent hors des circuits traditionnels de l’assurance et du suivi maritime, notamment pour transporter du pétrole sous sanctions ou contourner certaines réglementations.
Depuis le 1er mars, 20 navires commerciaux, dont 9 pétroliers, ont été attaqués ou ont signalé des incidents dans la région, selon l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO. L’Organisation maritime internationale (OMI) a recensé de son côté 16 incidents, dont huit impliquant des pétroliers.
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