M. Brillant, qui est plus un technicien qu’un politique, a longtemps été directeur général des services de Michel Buillard, maire autonomiste de Papeete de 1995 à 2026.
Avec 43,4% des suffrages, il bat les candidats soutenus par les deux grands partis locaux : René Temeharo (22,2%) soutenu par le Tapura (autonomiste), et Tauhiti Nena (11,1%) soutenu par le Tavini (indépendantiste). Il devance aussi Tematai Le Gayic (23,3%), ancien député indépendantiste de 25 ans, lui aussi sans étiquette.
Les autonomistes ont renforcé au second tour leur domination dans les communes polynésiennes.
Dès le premier tour, les maires sortants de Pirae (l’ex-président de la Polynésie et président du Tapura Edouard Fritch), de Punaauia (Simplicio Lissant) et d’Arue (Teura Iriti) l’avaient emporté et la figure montante autonomiste Tepuaraurii Teriitahi avait battu le maire sortant indépendantiste de Paea, Antony Géros.
Les autonomistes du Tapura ont confirmé au second tour en remportant Moorea, Hitiaa o te ra ou encore Tubuai. Certains candidats sans étiquette ont cependant contesté l’hégémonie des deux grands partis en remportant plusieurs communes.
Dans les villes les plus importantes, le président du Tavini Oscar Temaru est l’unique rescapé de cette élection dans les rangs indépendantistes. Elu dès le premier tour, il entame à 81 ans un huitième mandat à Faa’a.
Cette élection a aussi été marquée par des affaires judiciaires. Peu avant le second tour, un colistier de Tauhiti Nena, le candidat indépendantiste à Papeete, avait été placé en garde à vue pour avoir transporté plus de 21 kg de méthamphétamine, une drogue très consommée en Polynésie française.
Juste avant le premier tour, le maire sortant de Tumaraa, Cyril Tetuanui, avait été déclaré inéligible. La fusion des listes d’opposition, dont celle de sa propre belle-fille, l’a finalement emporté (51,1%).




