« D’après les premières informations, les dégâts se limitent à des dommages matériels et il n’y a pas eu de victimes », a écrit l’autorité sur le réseau social X.
« Les autorités compétentes ont immédiatement mis en oeuvre les procédures d’urgence approuvées, et les équipes de pompiers ainsi que les autres parties concernées sont intervenues pour lutter contre l’incendie », a-t-elle ajouté en citant son porte-parole officiel, Abdullah al-Rajhi.
Quelques heures plus tard, l’armée de l’émirat a annoncé que le pays était à nouveau visé par des attaques de missiles et de drones.
En Arabie saoudite voisine, le ministère de la Défense a également fait état de l’interception d’au moins quatre drones.
L’aéroport de Koweït a été pris pour cible à plusieurs reprises depuis le déclenchement le 28 février de la guerre entre l’Iran, Israël et les Etats-Unis.
Le 14 mars, des drones avaient endommagé le système radar de l’aéroport, deux jours après une attaque similaire qui avait provoqué des dégâts matériels. Les réservoirs de carburant de l’aéroport avaient déjà été frappés par des drones le 8 mars, et une semaine plus tôt, un drone s’était abattu sur le terminal passagers, faisant plusieurs blessés légers et des dégâts matériels.
En réponse à l’offensive israélo-américaine lancée contre lui, l’Iran a multiplié ces dernières semaines les attaques contre des bases militaires, des installations énergétiques et d’autres infrastructures chez ses voisins du Golfe. Téhéran affirme ne viser que des intérêts américains dans la région.
– Réunion à l’ONU –
Les autorités des pays du Golfe et le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) ont fait état de 36 morts dans cette région depuis le début de la guerre, dont 17 civils.
Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies va se réunir mercredi en urgence pour débattre des frappes de l’Iran sur ses voisins du Golfe et de leurs conséquences sur les droits de humains dans la région, a annoncé l’ONU.
« Nos pays ne sont pas parties prenantes au conflit armé et n’ont participé à aucune agression ni attaque militaire », a affirmé l’ambassadeur de Bahreïn, Abdulla Abdullatif Abdulla, devant le Conseil mardi.
« Ces attaques iraniennes ont ciblé des civils et des infrastructures civiles, faisant de très nombreuses victimes innocentes », a-t-il ajouté.
Sept pays de la région (Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Bahreïn, Jordanie, Koweït, Oman et Qatar) ont présenté un projet de résolution qui sera présenté et soumis au vote des 47 membres du Conseil des droits de l’homme.
Ce texte « condamne avec la plus grande fermeté les attaques odieuses » perpétrées par l’Iran, condamne les actions de Téhéran visant à bloquer le détroit d’Ormuz et exprime de « vives inquiétudes face aux attaques iraniennes contre les infrastructures énergétiques ».
Il exige de l’Iran qu’il « cesse toutes les attaques non provoquées » contre les États du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, et qu’il « fournisse une réparation intégrale (…) pour tous les préjudices et dommages (…) causés par ses actes illicites internationalement illégaux ». Le texte ne mentionne ni Israël ni les États-Unis.
En réponse, le représentant de l’Iran au Conseil a estimé que cette demande « ignorait délibérément la guerre d’agression en cours menée contre l’Iran par les régimes américain et israélien ».




