Cette réunion, « organisée par le chef d’état-major des armées françaises » selon Paris, « a permis de recueillir les positions des pays qui souhaiteraient prendre part à une démarche coordonnée visant à contribuer à la sécurité de la navigation maritime dans cette zone stratégique », ajoute le ministère dans un communiqué.
Cette initiative est « décorrélée des opérations militaires en cours dans la région » et « s’inscrit dans une logique strictement défensive », précise-t-il, répétant la position de nombreux pays se disant prêt à oeuvrer à la sécurisation du détroit, mais ne voulant pas être associés aux offensives américaines et israéliennes.
Le ministère britannique de la Défense avait indiqué mercredi à l’AFP que Londres et Paris organisaient cette semaine une telle réunion rassemblant les pays signataires d’un communiqué diffusé la semaine dernière appelant à un moratoire des attaques contre les infrastructures pétrolières et gazières dans le Golfe et se sont dit « prêts à contribuer » aux efforts pour sécuriser le détroit.
Ce communiqué conjoint, initié par la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon, a depuis reçu l’approbation d’une trentaine de pays, dont les Emirats arabes unis et Bahreïn.
Plusieurs médias britanniques, dont le Guardian et le Times, ont également indiqué que Londres a proposé d’accueillir dans un deuxième temps une conférence internationale sur la sécurité du détroit d’Ormuz à Portsmouth ou Londres pour mettre sur pied une coalition de pays engagés dans cette mission.
Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran, la quasi-paralysie par Téhéran du détroit d’Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale mais aussi du gaz naturel liquéfié, a entraîné une forte hausse du prix des hydrocarbures, avec un impact économique mondial.




