Donald Trump n’a donné pour autant aucune précision sur leur pavillon, leur cargaison, leur destination ni la date de leur passage. L’information n’a pu être vérifiée de façon indépendante par l’AFP.
L’Iran avait déclaré mardi que les « navires non hostiles » pouvaient emprunter le détroit, à condition de respecter les règles de sécurité, selon un communiqué transmis à l’Organisation maritime internationale (OMI).
Voici les faits établis sur ce passage essentiel pour l’économie mondiale.
– Au moins 26 navires autorisés par l’Iran –
Les passages récents semblent avoir principalement utilisé une route apparemment approuvée par l’Iran autour de l’île de Larak, au large des côtes du pays, surnommée le « péage de Téhéran » par le principal site maritime Lloyd’s List.
Le site avait indiqué mercredi avoir suivi plus de 26 navires ayant emprunté ce corridor, pour la plupart appartenant à des armateurs grecs et chinois, ainsi que d’autres sous pavillon indien, pakistanais et syrien.
Aucun navire suivi via les données de transpondeur n’est passé par la route habituelle en dehors de ce corridor depuis le 15 mars, selon LLoyd’s List.
– Baisse de 95 % du trafic –
Seuls deux navires ont été détectés traversant le détroit vers l’ouest jeudi, des vraquiers transportant du maïs qui ont indiqué le port iranien de Bandar Imam Khomeini comme destination, d’après les données de la plateforme de suivi maritime Kpler.
Du 1er au 26 mars, les transporteurs de marchandises n’ont effectué que 158 traversées, selon elle. Parmi celles-ci, 100 ont été effectuées par des pétroliers et des méthaniers et la plupart se dirigeaient vers l’est, en sortant du détroit.
Le passage voit habituellement quelque 120 transits quotidiens.
– Pas d’incident depuis le 22 mars –
Depuis le 1er mars 2026, 24 navires commerciaux dont 11 pétroliers ont été attaqués ou signalés comme impliqués dans des incidents dans le Golfe, le détroit d’Ormuz ou le golfe d’Oman, selon l’agence britannique de sécurité maritime navale UKMTO.
Aucun incident n’a été en revanche rapporté depuis dimanche, lorsque le vraquier Phoenix a signalé une explosion à proximité dans les eaux émiraties.
Tous types de navires confondus, quatre attaques supplémentaires revendiquées par les Gardiens de la Révolution iraniens, l’armée idéologique de Téhéran, n’ont pas été confirmées par les autorités internationales.
– Huit travailleurs de la mer tués –
Depuis le début du conflit le 28 février, au moins huit marins ou dockers ont été tués dans des incidents survenus dans la région, selon l’OMI.
Quatre autres sont portés disparus et 10 ont été blessés. Environ 20.000 marins sont coincés sur 3.200 navires dans la région.
L’OMI a réclamé la semaine dernière la création d’un couloir maritime pour évacuer les navires bloqués. En vain.
– Plus de 2.000 navires signalés –
Environ 2.170 navires ont émis des signaux de transpondeur dans le Golfe, à l’ouest du détroit d’Ormuz, au cours des dernières 24 heures, selon des données de Bloomberg.
Parmi eux, 291 étaient des tankers, dont 78 pétroliers transportant du brut ou des produits pétroliers, 14 méthaniers (GNL) et 30 transporteurs de gaz de pétrole liquéfié (GPL).
– 55 navires sanctionnés –
Depuis le début de la guerre, plus de 43 % des traversées ont été effectuées par des navires sous le coup de sanctions américaines, européennes ou britanniques, selon une analyse de l’AFP basée sur les données de passage.
Parmi les traversées réalisées par des pétroliers et des transporteurs de gaz, 56 % l’ont été par des navires sanctionnés.




