Les médias d’État iraniens ont rapporté lundi qu’une commission parlementaire avait approuvé un projet visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par le détroit stratégique d’Ormuz, une voie maritime vitale pour les expéditions de pétrole et de gaz, mais bloquée depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Le ministre malaisien des Affaires étrangères, Mohamad Hasan, a déclaré samedi que les pétroliers, appartenant au géant pétrolier malaisien Petronas, à Sapura Energy et à l’armateur MISC, attendaient l’autorisation de traverser le détroit en toute sécurité.
« Nous sommes une partie amie. Nous entretenons de bonnes relations diplomatiques avec le gouvernement iranien », a affirmé M. Loke aux journalistes mardi. « L’ambassadeur d’Iran (en Malaisie) l’a indiqué, aucun péage n’est imposé aux navires malaisiens », a-t-il déclaré.
M. Loke a ajouté qu’il faudrait du temps pour que les navires malaisiens traversent le détroit d’Ormuz car « de nombreux navires y sont bloqués et au mouillage ».
« Mais je pense que le gouvernement iranien a pris cet engagement et nous pensons que nos navires seront en mesure de passer », a-t-il ajouté.
Dans une allocution télévisée la semaine dernière, le Premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim, avait remercié le président iranien Masoud Pezeshkian d’avoir laissé passer « les pétroliers ainsi que les travailleurs concernés afin qu’ils puissent poursuivre leur voyage de retour ».
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le trafic dans le détroit d’Ormuz a chuté d’environ 95%, selon la plateforme de suivi maritime Kpler. Les répercussions se font sentir sur l’ensemble des marchés énergétiques mondiaux.




