Deux des passagers à bord du navire de croisière, devenu foyer d’hantavirus, ont été transférés vers Johannesburg, l’une est décédée, l’autre est toujours hospitalisé.
« Les premiers tests montrent qu’il s’agit bien de la souche des Andes. Il s’agit de la seule souche, parmi les 38 connues, à pouvoir se transmettre d’une personne à l’autre », a expliqué le ministre de la Santé Aaron Motsoaledi.
« Mais comme nous l’avons déjà dit, et nous tenons à le répéter, cette transmission est très rare et ne se produit qu’en cas de contact très étroit entre les personnes », a-t-il ajouté.
Les efforts sont en cours pour rechercher d’éventuels cas contacts avec les deux personnes infectées. En particulier les voyageurs à bord du vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg emprunté par la Néerlandaise de 69 ans dont le mari de 70 ans était mort sur le bateau et qui, depuis, est elle-même décédée.
Ce vol opéré par la compagnie sud-africaine Airlink le 25 avril comptait 82 passagers et six membres d’équipage à bord, avait précisé une représentante de la compagnie à l’AFP.
D’autres personnes sont aussi recherchées, a précisé le ministre de la Santé mercredi, comme celles « qui se trouvaient à l’aéroport (de Johannesburg) avant que cette dame ne fasse son malaise » ainsi que le « personnel de santé de Kempton Park », l’hôpital où elle a été traitée jusqu’à son décès.
Quant au Britannique de 69 ans actuellement hospitalisé à Johannesburg, s’il n’avait pas été évacué par un vol commercial, « des professionnels de santé ont également été en contact avec lui », a indiqué le ministre.
« Au total, 62 personnes auraient pu entrer en contact avec ces personnes, 42 d’entre elles ont déjà été retrouvées et sont actuellement sous surveillance », a-t-il détaillé.
L’OMS a fait état dimanche de trois morts liés à un foyer d’infection à hantavirus, qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu, sur le MV Hondius.




