Alors qu’un « traçage des contacts est en cours autour des cas confirmés », a précisé le ministère de la Santé, « à bord du navire comme en Afrique du Sud », un ressortissant français a notamment été identifié comme « cas contact », car figurant parmi « les passagers d’un vol emprunté par l’un des cas avant son hospitalisation ».
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé des démarches pour rechercher les « cas contacts » et retrouver les passagers du vol à bord duquel une croisiériste néerlandaise contaminée a été évacuée depuis l’île de Sainte-Hélène vers l’Afrique du Sud, avant de décéder à l’hôpital.
Des « mesures complémentaires de suivi pourraient être mises en place lors du retour des ressortissants français », poursuit le ministère, s’il s’avère qu’il s’agit de l’hantavirus Andes, transmissible entre humains, ce que le ministre sud-africain de la Santé a confirmé mercredi devant une commission parlementaire.
Parmi les 147 personnes de 23 nationalités à bord du navire qui reliait Ushuaïa, en Argentine, à l’archipel du Cap-Vert, au large de la côte ouest africaine – 88 passagers et 59 membres d’équipage – figurent cinq Français, a indiqué mardi l’OMS.
Mercredi trois cas suspects à bord du bateau de croisière ont été évacués du navire au Cap-Vert pour être transférés aux Pays-Bas, a annoncé le directeur général de l’OMS, jugeant que le risque pour la santé publique globale « demeure faible ».
Dans ce contexte, « la situation continue de faire l’objet d’un suivi étroit par les autorités sanitaires françaises et internationales », dit le ministère de la Santé.
L’Institut Pasteur de Dakar a reçu des échantillons de prélèvements « réalisés le 4 mai à bord du navire sur les personnes présentant des symptômes » afin de mener des « analyses virologiques et le séquençage du virus », complète-t-il.




