L’accès à ces bases reste toutefois ouvert pour d’autres usages, ont-elles ajouté, sous couvert d’anonymat.
La monarchie du Golfe, proche alliée des Etats-Unis, a dit à plusieurs reprises qu’elle ne permettrait pas que son territoire soit utilisé pour attaquer l’Iran.
Le président américain Donald Trump a annoncé mardi soir avoir mis fin à l’opération baptisée « Project Freedom » (« Projet Liberté »), qui avait débuté la veille, après une montée des tensions avec l’Iran, menaçant une trêve déjà fragile.
Des médias américains ont affirmé jeudi que le dirigeant de facto du royaume, le prince héritier Mohammed ben Salmane, s’était entretenu directement avec M. Trump et refusé l’utilisation de l’espace aérien saoudien et des bases sur son sol.
« L’Arabie saoudite n’a pas autorisé les vols pour l’opération. Les bases restent mais les vols destinés à soutenir cette opération n’ont pas été autorisés », a dit l’une des sources.
La monarchie du Golfe était opposée à l’initiative du président américain « car elle estimait qu’elle ne ferait qu’envenimer la situation et ne fonctionnerait pas », a-t-elle ajouté.
Dans un message publié vendredi matin sur les réseaux sociaux, le vice-ministre saoudien chargé de la diplomatie publique, Rayed Krimly, a affirmé que le royaume maintenait « sa position en faveur de la désescalade et des efforts de négociation ».
Les Etats-Unis ont indiqué avoir ciblé des sites militaires iraniens jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d’Ormuz. Les Emirats arabes unis ont eux fait état d’une attaque de drones et de missiles en provenance d’Iran.
Donald Trump a toutefois affirmé que le cessez-le-feu, en place depuis le 8 avril, tenait toujours.




