Vers 15H15 GMT (17H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, prenait 1,68% à 101,74 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, gagnait 0,81% à 95,58 dollars.
L’agence iranienne Fars a affirmé vendredi que des « affrontements sporadiques » se déroulaient entre les forces armées de la République islamique et la marine américaine dans le détroit d’Ormuz.
De son côté l’armée américaine a annoncé vendredi avoir « neutralisé », en leur tirant dessus, deux navires battant pavillon iranien.
Jeudi en fin de séance, des frappes avaient déjà fait remonter les cours de l’or noir de quelques dollars, avant que ceux-ci n’hésitent ce matin.
« J’appelle ça une broutille », avait déclaré le président américain à des journalistes, ajoutant que, selon lui, le cessez-le-feu était toujours en vigueur.
Le ministère iranien des Affaires étrangères avait accusé les Etats-Unis de « violation flagrante » du cessez-le-feu.
Pour l’instant, « le marché donne une chance à la paix », explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, ce qui limite la hausse des prix du brut.
Les investisseurs « à tort ou à raison », estiment encore « qu’une forme de cessez-le-feu, durant lequel le détroit (d’Ormuz) serait rouvert et les blocus levés, est imminent », explique Tamas Varga, analyste chez PVM.
Pourtant « il est difficile d’imaginer que l’Iran accepte quoi que ce soit qui s’approche ne serait-ce qu’un peu de ce que propose le mémorandum », affirme M. Rasmussen, en référence au protocole « d’accord en une page visant à mettre fin à la guerre » dont a fait état le site américain Axios et qui a lancé cette vague d’optimisme sur le marché.
Selon le média, l’Iran devrait notamment « s’engager à un moratoire sur l’enrichissement nucléaire » et les deux parties devraient enlever leurs restrictions entourant le transit par le détroit d’Ormuz.
Les analystes se montrent donc plus sceptiques que le marché: « il ne faut pas se montrer trop optimiste quant à la conclusion d’un accord dans l’immédiat », notait jeudi Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB, soulignant que les déclarations publiques iraniennes n’étaient pas alignées avec celles des Etats-Unis.
pml/lul/de




