La ministre de la Santé Stéphanie Rist avait indiqué dans la journée que seraient connus mercredi les résultats de ces tests.
« Aucun ne présente de symptôme », souligne le communiqué du gouvernement.
« Parmi ces vingt-deux personnes, les quatre enfants scolarisés ont été testés négatifs », ajoute-t-il, sans donner le résultat des 18 autres qui devraient être connus jeudi.
Les 22 personnes identifiées en France comme cas contacts de la néerlandaise décédée de l’hantavirus ont toutes débuté une quarantaine à l’hôpital.
Elles devraient rester hospitalisées au moins « pour 14 jours », soit la période d’incubation moyenne du hantavirus, mais cela pourra aller jusqu’à 42 jours, la durée maximale d’incubation estimée.
Par ailleurs, cinq Français présents sur le MV Hondius, ont été placés à l’isolement hospitalier strict à l’Hôpital Bichat à Paris.
Parmi eux, une personne a été testée positive et se trouve en réanimation dans un état grave. Les quatre autres personnes ont toujours été testées négatives et ne présentent aucun symptôme.
Selon les autorités sanitaires qui ont réuni à plusieurs reprises la communauté scientifique et médicale, un test négatif exclut « toute contagiosité à l’instant T d’une personne considérée comme cas contact ».
« Tous les cas contacts identifiés étant aujourd’hui placés à l’isolement en milieu hospitalier, il est permis d’exclure toute contamination antérieure d’autres personnes à ce stade des connaissances médicales », relève le communiqué.
Le gouvernement précise que les autorités sanitaires ont décidé de se baser sur le protocole de la méningite afin de définir la doctrine de prise en charge des cas contacts d’une personne reconnue comme positive à l’hantavirus.
« Ainsi, en cas de positivité à l’hantavirus, une personne est identifiée comme cas contact en cas de contact rapproché dans les 10 jours précédant le test ET de moins de 2 mètres pendant plus de 15 minutes ».
Il s’ensuit alors le lancement d’une procédure de contact tracing conduite par les Autorités de santé régionales et l’isolement du cas contact en milieu hospitalier pour une prise en charge et un suivi sanitaire.
La ministre de la Santé s’est entretenue dans l’après-midi avec ses homologues européens pour porter la position française.
« Elle a proposé à tous les pays européens, ainsi qu’aux autres pays ayant accueilli des rapatriés du MV Hondius ou des personnes cas contacts de la personne décédée à Johannesburg le 26 avril dernier, d’harmoniser leurs doctrines sanitaires au niveau de sécurité sanitaire le plus élevé », selon le communiqué.




