Dans un communiqué de son Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), le département du Trésor a précisé que le président de l’Assemblée nationale cubaine et du Conseil d’Etat, Estaban Lazo, ainsi que trois ministres, de la Justice, de l’Energie et des Communications, sont également visés.
Quatre généraux cubains, dont le chef du contre-espionnage militaire, Jose Miguel Gomez del Vallin, également député, font aussi partie des nouvelles personnes inscrites sur la liste.
Une inscription à la liste de l’OFAC interdit à toute personne ou entreprise américaine, ou ayant une filiale aux Etats-Unis, de commercer ou faire des affaires avec les personnes ou entreprises sanctionnées.
Cela s’applique également aux entreprises ou citoyens étrangers dès lors que les échanges sont réalisés en dollar.
Elle entraîne par ailleurs le gel de l’ensemble des avoirs détenus directement ou indirectement aux Etats-Unis.
Outre l’embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington – qui ne cache pas son souhait de voir un changement de régime à La Havane – impose à l’île depuis janvier un blocus pétrolier, n’ayant autorisé l’arrivée que d’un seul pétrolier russe.
Les Etats-Unis ont aussi annoncé début mai un durcissement des sanctions contre Cuba.
Donald Trump estime que l’île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, représente « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des Etats-Unis.
Le président américain a plusieurs fois menacé de « prendre le contrôle » de Cuba, suggérant d’y envoyer un porte-avions.
Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, avait déclaré mi-avril que son pays était « prêt » à faire face à une agression militaire américaine.
La défense civile de l’île a diffusé ces derniers jours un « guide de la famille » destiné à la « protection face à une agression militaire », selon plusieurs sites officiels provinciaux.




