Mme Tondelier, qui concourt à la primaire de la gauche et des écologistes prévue le 11 octobre, a réuni au siège de son parti une vingtaine d’enfants, âgés de 4 à 15 ans, en visioconférence ou en présentiel.
« Je veux créer une Assemblée nationale des enfants. Ça permettrait de faire entendre votre voix. Il faudrait que ça représente tous les enfants du pays », a déclaré la cheffe des Écologistes, mère d’un petit garçon et enceinte d’un deuxième.
Elle a aussi rappelé vouloir abaisser le droit de vote à 16 ans, tout en souhaitant « faire participer les enfants à la vie politique du pays encore plus tôt ».
C’est la deuxième réunion de ce type qu’elle organise après une première à Mons-en-Baroeul (Nord). Les parents, présents mais tenus au silence, ont laissé leurs enfants s’exprimer librement pendant une heure sur trois thèmes: l’alimentation, la place des enfants dans l’espace public et leur participation à la vie politique.
Sur ce dernier point, Clément, 14 ans, a immédiatement demandé si cette assemblée serait « juste consultative » ou si les enfants pourraient « faire de vraies propositions ». Marine Tondelier n’a pas encore arrêté les modalités, mais a précisé vouloir une représentation équilibrée en termes de lieu de vie, de niveau de revenu des parents et d’âge.
Sur l’alimentation, Élie, 4 ans, a dénoncé « trop de produits chimiques » dans la nourriture. La candidate a répondu en suggérant de « réintroduire les produits locaux et bios dans les cantines scolaires » et d’interdire les publicités pour les produits salés, sucrés et ultra-transformés avant 21H00 à la télévision.
Sur la place des enfants dans l’espace public, Apolline, 8 ans, qui habite à la campagne, a dit ne pas pouvoir aller à l’école à pied « parce qu’il n’y a pas de trottoir le long de la route ». Nolwenn, 8 ans, a réclamé « plus de pistes cyclables mais sans les trottinettes électriques ».
En réponse, l’Écologiste a évoqué la création d’un ticket climat au niveau national, à savoir un abonnement mensuel permettant d’accéder à plusieurs transports – train, vélo et bus.
Jugeant le public trop jeune, Marine Tondelier n’a pas abordé certains sujets liés à la maltraitance infantile. Un livret thématique détaillant ses propositions doit paraître mi-juin, avec une trentaine de mesures.




