Le commandement chinois « a mobilisé des forces navales et aériennes et, conformément aux lois et réglementations en vigueur, a pris les mesures nécessaires, y compris des avertissements verbaux et des brouillages électroniques d’avertissement, pour contraindre le navire à s’éloigner », a indiqué mercredi soir un porte-parole militaire dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.
L’incident impliquant la frégate De Ruyter s’est produit dans les Paracels, un archipel situé à équidistance des côtes chinoises et vietnamiennes et que se disputent les deux pays. La marine chinoise a repris le contrôle de l’ensemble des îles en 1974 à la suite d’un conflit naval.
C’est le dernier incident en date en mer de Chine méridionale, théâtre d’une lutte d’influence de plus en plus tendue. La Chine en revendique une grande partie des îles et récifs, mais d’autres riverains, Philippines et Vietnam notamment, ont des prétentions concurrentes.
L’armée chinoise a parlé de « violation grave » de la souveraineté et de la sécurité nationales de la part du De Ruyter. Ce dernier avait mis en action à plusieurs reprises son hélicoptère embarqué, violant l’espace aérien chinois, selon le communiqué.
L’armée chinoise dit « (mettre) solennellement en garde la partie néerlandaise qui doit cesser immédiatement ses intrusions et ses provocations ».




