Le gouvernement chinois a approuvé la restructuration de la China Ocean Shipping Group, connue sous l’acronyme Cosco, et de la China Shipping Group, a annoncé la Commission de supervision et de gestion des actifs détenus par l’Etat (Sasac) sur son site internet.
L’agence officielle Chine nouvelle a précisé que les deux compagnies allaient fusionner.
« La Cosco et la China Shipping ont lutté pour être compétitives, avec des investissements qui se chevauchent, des coûts élevés, des activités commerciales et des chaînes industrielles similaires », selon un communiqué conjoint des patrons des deux groupes cité par Chine nouvelle.
Cosco est la plus grosse compagnie de transport maritime du pays par la taille de sa flotte, et la China Shipping Group a des actifs totalisant 200 milliards de yuans (28,3 milliards d’euros), d’après leurs sites webs.
Les deux groupes fusionnés pèseraient 7,7% du marché mondial des containers et deviendraient la quatrième plus grosse entreprise du secteur, avaient rapporté récemment l’agence de presse Bloomberg, derrière le danois APM-Maersk, l’italien Mediterranean Shipping Company et le français CMA CGM, selon un classement de la publication spécialisée Alphaliner.
Le secteur du transport maritime doit affronter une baisse de la demande et des prix qui incitent les compagnies de transport de conteneurs à réaliser des fusions et acquisitions.
Le groupe français CMA CGM a ainsi fait lundi une offre de rachat de la société singapourienne Neptune Orient Lines (NOL) afin de consolider sa position de troisième acteur mondial.
Il n’était pas précisé dans l’immédiat si la fusion des deux groupes chinois pouvait être soumise à une autorisation des régulateurs de la concurrence de l’Union européenne ou des Etats-Unis. Des multinationales occidentales ont déjà été contraintes à obtenir un feu vert des autorités chinoises pour des opérations de fusion.
L’annonce de la fusion des deux transporteurs chinois fait suite à celle des deux plus grandes sociétés chinoises de métallurgie, China Minmetals Corp et China Metallurgical Group Corp, cette semaine.
La deuxième économie mondiale tente de restructurer ses grandes sociétés publiques alors que sa croissance fait face à des vents contraires.
La Sasac a fait savoir que les entreprises d’Etat déficitaires se verraient accorder un délai de deux ans pour redresser leurs comptes et que celles accumulant les pertes sur trois années consécutives pourraient être contraintes à la fermeture, selon Bloomberg News.
Pékin a déjà fusionné ses deux principaux fabriquants de trains (China CNR Corp et CSR Corp) afin de mieux concurrencer notamment l’allemand Siemens, le canadien Bombardier et le français Alstom dans les appels d’offre internationaux.
L’agence de presse nationale Xinhua a indiqué en avril que la Chine visait la constitution de 40 champions nationaux à travers des fusions des principales entreprises du pays.
Le chiffre d’affaires cumulé des entreprises d’Etat chinoises a chuté de 7,1% à 13.210 milliards de yuans (1.869 mds EUR) sur le premier semestre de 2015, par rapport à la même période de l’année précédente, selon des chiffres du ministère chinois des Finances.
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CSR
BOMBARDIER
TOTAL
CHINA CNR CORPORATION
SIEMENS