« La vente, le port, le transport et l’utilisation, sans motif légitime, de machettes et objets assimilés » sont interdits depuis mardi et ce jusqu’au 31 octobre, indique l’arrêté daté du 28 mars et publié mercredi.
Les contrevenants s’exposent à une peine d’emprisonnement d’un an et de 15.000 euros d’amende.
Selon les services de l’État, « ces objets circulent largement » à Mayotte, « sans lien avec leur destination agricole initiale » et sont également « employés à des fins d’extorsion, de racket et d’atteintes physiques sur la population ».
La préfecture justifie cette décision par les « troubles graves à l’ordre public » dans « l’ensemble des communes du département », et qui prennent « la forme d’affrontements répétés entre bandes rivales armées de machettes ». Des heurts favorisés par « l’installation de barrages routiers, ayant nécessité à plusieurs reprises l’intervention des forces de police et de gendarmerie ».
Le 11 janvier, un jeune homme a notamment été retrouvé sans vie dans un parc, à Passamainty, en périphérie de Mamoudzou. « Il présentait un coup à la tête et des coups de machettes sur les jambes », indique la préfecture.
Trois jours plus tard, à Tsoundzou 1, au sud de Mamoudzou, « plusieurs individus s’en sont pris aux forces de l’ordre et se sont rendus, cagoulés et porteurs de machettes, dans les logements de la Société immobilière de Mayotte (société d’économie mixte d’aménagement et de construction sur le territoire) pour y dérober les effets personnels de locataires », ajoutent les services de l’État.
Le 19 mars, entre Tsoundzou et Passamainty, les forces de l’ordre ont interpellé un groupe individus « cagoulés et armés de machettes, pierres et barres de fer ».