Cette annonce est tombée juste après que M. Estrosi a reçu l’activiste Paul Watson, fondateur de l’organisation de protection de la biodiversité et des écosystèmes marins Sea Shepherd, en préparation de la troisième Conférence des Nations unies pour l’océan (UNOC 3) prévue en juin à Nice.
Fin janvier, le maire de Nice, également président de la métropole, avait signé un arrêté visant à interdire à partir de juillet les escales des navires de plus de 900 passagers dans la rade de Villefranche-sur-mer, afin de privilégier un « tourisme » choisi. Les navires plus petits, et généralement beaucoup plus luxueux, restaient les bienvenus dans le port de Nice.
L’arrêté avait provoqué un tollé parmi les élus des communes de la rade, les professionnels de la mer, les commerçants ou encore les taxis. Une étude d’impact est d’ailleurs en cours de finalisation à la Chambre de commerce et d’industrie Nice-Côte d’Azur.
Il avait en revanche été salué comme « une immense victoire » par les élus écologistes, qui ont dénoncé vendredi dans un communiqué « un scandale environnemental et une honte politique » après le revirement du maire. « La Méditerranée n’est pas une poubelle et notre littoral ne doit pas devenir une zone de sacrifice pour satisfaire les intérêts économiques de quelques-uns », ont-ils insisté.
Après concertation avec les maires concernés, M. Estrosi va soumettre le 7 mars un compromis entre « les enjeux de santé publique et le soutien à l’économie locale », au conseil portuaire, qui réunit la métropole et les professionnels du secteur.
Dans la rade de Villefranche-sur-mer, 65 escales de bateaux de moins de 2.500 passagers seront autorisées chaque année, mais jamais plus d’un à la fois. Parallèlement, seuls les navires de moins de 450 passagers pourront accoster dans le port de Nice.
Pour 2025, selon les calendriers annoncés sur le site du port de Nice, près de 90 escales de navires de croisière étaient prévues dans la rade de Villefranche-sur-mer, dont une vingtaine d’une capacité supérieure à 2.500 passagers. Quant au port de Nice, seule une dizaine des 125 escales prévues concernent des navires de plus de 450 passagers.