Dans une « décision administrative » de près de 600 pages publiée lundi soir au Journal Officiel, et analysée par l’AFP, l’exécutif énumère une série de juridictions et entités publiques, dont il convient « d’ajuster le budget en vigueur (…) pour faire face aux dépenses nécessaires à l’accomplissement de leurs missions ».
Au total, ces ajustements – des dotations moindres pour l’essentiel – représentent quelque 2.500 milliards de pesos (plus de 1,5 milliard d’euros) d’économies, affectant des secteurs aussi divers qu’un programme d’alphabétisation, les bourses étudiantes, des universités, la lutte contre le cancer, les infrastructures sportives.
Parmi les rares secteurs à bénéficier de dotations en hausse figurent la justice et un fonds de financement de départs volontaires.
L’Institut Carlos Malbran de Buenos Aires devrait recevoir 1,1 milliard de pesos (environ 670.000 euros) en moins, soit environ 2,20% de son budget, selon cette décision.
Le Malbran est un laboratoire centenaire au millier d’employés, dépendant du ministère de la Santé, référence en matière de diagnostic, recherche et formation, en infectiologie et épidémiologie notamment. Il fut en première ligne lors de la pandémie de Covid-19.
La nouvelle « a causé un très grand désarroi » chez les chercheurs de l’Institut, a réagi mercredi auprès de l’AFP Ruben Romero, syndicaliste ATE (fonction publique) du Malbran, évoquant « un coup de massue ».
Des chercheurs du Malbran doivent dans les jours à venir se rendre à Ushuaïa, en Terre de Feu, pour capturer et analyser des rongeurs sur place, examiner s’ils pourraient être vecteurs d’hantavirus, en particulier de sa souche « Andes » transmissible d’humain à humain, dont un foyer a récemment éclaté sur le bateau MV Hondius.
Le patient zéro, un passager néerlandais du Hondius, décédé, avait séjourné un peu plus de 48 heures à Ushuaïa avant d’embarquer le 1er avril.
Les autorités de la Terre de Feu estiment « pratiquement nulle » la possibilité qu’il ait pu être infecté sur place. Elles soulignent qu’à ce jour, le « raton colilargo »(rat à longue queue) vecteur est absent de la province, qui n’a jamais enregistré de cas d’hantavirus depuis que sa notification est obligatoire, en 1996.




