Les corps des victimes ont été repêchés pendant les opérations de sauvetage qui se poursuivaient en début d’après-midi par gros temps au large des côtes nord de l’île, a précisé la même source.
Quarante des passagers ont été récupérés par un patrouilleur de l’Agence européenne de surveillance des frontières Frontex, « et, d’après nos premières informations, environ 80 par des embarcations privées », a déclaré une porte-parole de la police portuaire.
Par ailleurs, les corps de trois migrants victimes de deux précédents naufrages dans la même zone, dont deux enfants irakiens de deux et six ans, ont été repêchés plus tôt dans la matinée par les garde-côtes turcs.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 684 réfugiés et migrants ont trouvé la mort depuis le 1er janvier en tentant de rejoindre le territoire grec via de périlleuses traversées à partir des côtes turques vers les îles grecques de l’Égée orientale. Plus de 800.000 arrivées ont jusque là été enregistrées cette année en Grèce par l’OIM.
« Nous ne devons pas nous faire à l’idée que l’Égée devienne un cimetière marin », a souligné peu avant l’annonce du dernier naufrage le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, en visite à Chios puis à Leros, pour y inspecter les chantiers de deux des cinq centres d’enregistrement des migrants (hot spots) prévus sur ces îles.
« La Grèce, dans des conditions difficiles, a réussi à faire face et à s’acquitter de ses obligations », a répété M. Tsipras, sommé par l’UE de mieux « protéger » les frontières grecques, qui coïncident en Égée avec les frontières extérieures de l’Union.
A la veille de nouvelles discussions sur la crise des migrants à Bruxelles, en présence de la Turquie, il a demandé à l’UE d’imposer à Ankara d’agir pour réduire les flux.