Fin janvier, la Cour suprême du Panama a invalidé la concession dont jouissait Panama Ports Company (PPC), filiale de CK Hutchison, pour exploiter deux ports situés aux deux extrémités du canal, celui de Cristobal, côté Atlantique, et de Balboa, côté Pacifique.
Cette annonce a eu lieu alors que les Etats-Unis cherchent à limiter l’influence chinoise sur cette voie stratégique, exacerbant les tensions autour du canal de 80 kilomètres par lequel transite environ 5% du commerce maritime mondial.
Le Panama avait ensuite annoncé que le géant danois du transport maritime Maersk exploiterait temporairement ces deux ports.
PPC a engagé une procédure d’arbitrage contre le Panama, se plaignant d’un « grave préjudice ».
« Nous demandons qu’il y ait une table de négociation entre CK Hutchison et les représentants de l’exécutif afin de chercher une solution raisonnable à cette décision de la Cour », a déclaré Alejandro Kouruklis, porte?parole de PPC, sur la radio panaméenne Radio Red.
« Nous avons besoin de mesures concrètes pour pouvoir continuer à opérer, sinon, du jour au lendemain, ce sera le chaos », a averti le porte?parole. M. Kouruklis a dit l’entreprise « tout à fait disposée » à « renégocier absolument tout ».
PPC gère les ports de Cristobal et de Balboa depuis 1997. Elle avait obtenu une première concession de 25 ans, prolongée pour une durée équivalente en 2021.
La Cour suprême du Panama a jugé la concession inconstitutionnelle car avantageant de façon « disproportionnée » le groupe PPC, sans « aucune justification » et « au détriment des caisses de l’Etat », selon un arrêt de 69 pages.
De plus, le renouvellement du contrat s’est effectué de manière automatique, sans l’avis de la Cour des comptes ni aucune « renégociation » des conditions malgré la croissance du secteur portuaire, a estimé la Cour.
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