Fin janvier, la Cour suprême du Panama a invalidé la concession dont jouissait Panama Ports Company (PPC), filiale de CK Hutchison, pour exploiter deux ports situés aux deux extrémités du canal.
Il s’agit de celui de Cristobal, côté Atlantique, et de Balboa, côté Pacifique. Cela a provoqué une vive réaction de Pékin qui a promis de « protéger les droits et intérêts légitimes de ses entreprises ».
Cette annonce a eu lieu alors que les Etats-Unis cherchent à limiter l’influence chinoise sur cette voie stratégique, exacerbant les tensions autour du canal de 80 kilomètres par lequel transite environ 5% du commerce maritime mondial.
L’Autorité maritime panaméenne (AMP) a ensuite annoncé que l’exploitant portuaire APM Terminals (APMT), filiale de Maersk, prendrait provisoirement en charge l’exploitation des deux ports.
PPC a déjà engagé une procédure d’arbitrage contre le Panama, se plaignant d’un « grave préjudice », réclamant « une indemnisation conséquente ».
Et jeudi dans un communiqué, CK Hutchison a averti que confier la gestion des ports à Maersk « causera des dommages et entraînera un recours contre APMT ».
Fondé par le milliardaire Li Ka-shing, CK Hutchison, l’un des plus grands conglomérats de Hong Kong présent notamment dans la finance, le commerce de détail, les infrastructures, les télécommunications et la logistique, a affirmé qu’il « continuerait à consulter ses conseils juridiques au sujet de tous les recours disponibles, y compris des procédures judiciaires nationales et internationales supplémentaires contre la République du Panama ».
PPC gère les ports de Cristobal et de Balboa depuis 1997. Elle avait obtenu une première concession de 25 ans, prolongée pour une durée équivalente en 2021.
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