Ce premier « collectif budgétaire » de l’année 2026, adopté lors d’un Conseil des ministres extraordinaire, doit encore être examiné par l’Assemblée de la Polynésie française avant son adoption définitive.
L’essentiel de l’enveloppe est destiné à deux postes, précise le gouvernement polynésien. D’un côté, le Fonds de régulation des prix des hydrocarbures (FRPH) recevra 3,5 milliards de francs Pacifique (29,3 millions d’euros) supplémentaires « afin d’amortir au mieux les effets des tensions sur le marché des hydrocarbures », selon le communiqué.
De l’autre, la compagnie aérienne Air Tahiti Nui (ATN), qui « subit de plein fouet la flambée du carburant », bénéficiera de 2,4 milliards de francs Pacifique (20,1 millions d’euros) « afin d’équilibrer la compagnie et garantir nos liaisons internationales ».
La quasi-paralysie du stratégique détroit d’Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient a fait flamber les prix du pétrole depuis le 28 février, le baril de Brent dépassant désormais les 100 dollars.
Plusieurs compagnies aériennes comme Air France-KLM, Cathay Pacific ou Qantas ont en parallèle annoncé une augmentation de leurs tarifs pour répercuter la hausse du prix du kérosène.
Air Tahiti Nui, compagnie contrôlée par la Polynésie française, exploite des liaisons long-courriers directes vers Los Angeles, Tokyo, Auckland et Paris, particulièrement exposées à la flambée du kérosène.
Ce collectif budgétaire représente un montant global de 112 millions d’euros, incluant également des dotations aux communes et au centre hospitalier du territoire.
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