Avec le temps, des détails émergent de la catastrophe comme ces « 12 morts noyés dans un conteneur », selon le bureau national de gestion des risques et catastrophes.
« La ville fonctionne avec environ 5% de son approvisionnement en électricité et il n’y a pas d’eau », a décrit la directrice du Programme alimentaire mondial pour Madagascar, Tania Goosens, lors d’une conférence de presse vendredi.
Un entrepôt de cette agence onusienne a « également été complètement détruit » par le cyclone, a-t-elle annoncé, au moment où la population a le plus besoin de distributions de vivres.
Les dégâts aux infrastructures, que laissaient deviner les arbres et tôles jonchant les rues sur les photos de l’AFP, compliquent l’assistance à la population.
« Il y a beaucoup de zones qui ne sont pas encore accessibles par les secours », témoigne auprès de l’AFP un humanitaire dépêché sur place. « Les ponts sont coupés, les routes cassées. C’est vraiment terrible. »
D’après lui, la situation est pire au-delà de Tamatave, l’autre nom de Toamasina, hérité de la colonisation française: « Dans les communes en périphérie, en zone rurale, c’est apocalyptique. »
Face à l’urgence, la Chine a offert à Madagascar une « aide non remboursable de 100 millions de yuans », soit environ 12 millions d’euros, a annoncé la présidence malgache en remerciant Pékin. La veille, la France avait annoncé l’envoi de vivres, sauveteurs et pompiers depuis l’île française de La Réunion, située à environ un millier de kilomètres.
Les craintes que Gezani ne déferle sur le sud du Mozambique, déjà victime d’inondations dévastatrices depuis le début de l’année, sont écartées, d’après le Centre météorologique régional spécialisé cyclones (CMRS) de la Réunion.
La dépression devrait seulement « approcher et longer les côtes du Mozambique » à une « distance comprise entre 30 et 50 km » au cours de la nuit: « le scénario de l’atterrissage est désormais écarté », assure le CMRS.
Ce qui n’empêche pas des prévisions de « forts cumuls de pluie » et de « vents très forts », « voire localement destructeurs », près des villes d’Inhambane et de Tofo (sud du Mozambique).
La municipalité d’Inhambane, comptant avec ses alentours environ 100.000 habitants, a appelé vendredi ses habitants vivant dans des logements précaires à évacuer vers des lieux sûrs.




