« Nous vivons désormais dans un monde défini par la puissance brute, qu’elle soit économique ou militaire, technologique ou géopolitique », a-t-elle lancé devant le Parlement européen à Strasbourg, évoquant « la situation instable » dans l’Arctique et au Groenland, les bombardements en Ukraine ou encore les tensions au Moyen-Orient et dans la région indo-pacifique.
« Le changement qui s’opère dans l’ordre international n’est pas seulement considérable, mais qu’il est amené à durer », a-t-elle souligné. « ll nous faudra rompre avec la prudence traditionnelle de l’Europe », a-t-elle insisté.
A quelques heures du discours de Donald Trump à Davos, la présidente de la Commission européenne a lancé une mise en garde au locataire de la Maison Blanche concernant le Groenland.
« Si nous nous engageons aujourd’hui dans une dangereuse spirale descendante entre alliés, cela ne fera qu’encourager les adversaires que nous sommes tous deux déterminés à tenir à l’écart de notre paysage stratégique », a-t-elle estimé.
« Certes, l’Europe privilégie toujours le dialogue et les solutions, mais elle est tout à fait prête à agir, si nécessaire, sans tarder, de manière unie et en faisant preuve de détermination », a-t-elle encore dit.
Interrogé mardi sur ce qu’il entendait faire sur ce dossier sur lequel la Maison Blanche n’a pas exclu l’option militaire, Donald Trump est resté évasif.
« Je pense qu’il va se passer quelque chose qui sera très positif pour tout le monde », a-t-il déclaré.




