« Les exigences en matière de défense augmentent, et la Russie représente la plus grande menace pour la sécurité de l’Arctique et du Grand Nord depuis la guerre froide », a déclaré le ministre de la Défense John Healey, cité dans un communiqué de son ministère.
« Le nombre de soldats britanniques déployés en Norvège sera doublé en trois ans, passant de 1.000 à 2.000 personnels », précise le communiqué.
Le ministre devrait également confirmer mercredi, lors d’une visite sur une base navale britannique dans le nord de la Norvège, que les forces britanniques participeront à la mission Arctic Sentry.
Déployée dans le cadre de l’Otan, sur le modèle de celles lancées en Mer Baltique ou sur le front oriental de l’Alliance, elle doit contribuer à renforcer la sécurité en Arctique, l’une des raisons pour lesquelles Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland.
Ces annonces interviennent au moment où le président américain Donald Trump appelle l’Europe à prendre davantage en charge sa propre sécurité.
Le Royaume-Uni et la Norvège ont signé en décembre un nouvel accord de coopération dans la défense, prévoyant d’opérer ensemble une flotte de frégates pour « traquer les sous-marins russes » en Atlantique Nord.
La flotte patrouillera entre le Groenland, l’Islande et le Royaume-Uni, afin notamment de défendre les câbles sous-marins, électriques et les gazoducs, essentiels à la sécurité de l’Europe.
Avant cet accord, Oslo avait annoncé l’achat d’au moins cinq frégates de Type 26 du groupe britannique BAE Systems, pour un montant de 10 milliards de livres (11,5 milliards d’euros).
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