Au total 45 infractions ont été constatées par les autorités belges, dont le faux pavillon guinéen sous lequel naviguait ce pétrolier.
Une caution de 10 millions d’euros a été réclamée dans l’attente de la fixation du montant de l’amende administrative et/ou pénale.
Ce pétrolier, l’Ethera, a été arraisonné dans la nuit de samedi à dimanche par la Défense belge en haute mer, avec l’aide de moyens militaires français, puis escorté jusqu’au port de Zeebruges où il se trouve toujours.
Il est soupçonné d’appartenir à la « flotte fantôme » utilisée par la Russie pour contourner les sanctions occidentales liées à la guerre en Ukraine.
Le capitaine du pétrolier est de nationalité russe, a confirmé mardi le gouvernement belge.
Lui et ses 20 membres d’équipage, en majorité d’origine indienne, sont visés par une « interdiction d’aller à terre », sur le sol belge, ce qui les oblige à rester à bord, sous la responsabilité de l’armateur et/ou propriétaire pour leurs besoins essentiels.
« Le navire ne quittera le port qu’une fois qu’il se sera mis en conformité et aura versé la caution », a fait valoir le ministre de la Mobilité, Jean-Luc Crucke.
Parmi les conditions posées, il doit trouver un État de pavillon, disposer des certificats valides nécessaires et faire en sorte de corriger tous les défauts techniques constatés. Une nouvelle inspection du département spécialisé du ministère de la Mobilité devra être effectuée avant tout feu vert.
« Notre gouvernement prend des mesures déterminées contre la flotte fantôme », a souligné le ministre de la Défense, Theo Francken.
« Avec cette opération, nous appliquons les sanctions européennes, protégeons la mer du Nord et limitons le financement de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine », a-t-il ajouté, en condamnant une « atteinte au droit international ».
Une enquête a été ouverte par le parquet fédéral, chargé en Belgique des actes terroristes et de la criminalité organisée.




