Le délit de séquestration de personne concerne l’Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila, actuellement détenus en Israël et qui, au moment où ils ont été arrêtés dans les eaux internationales, se trouvaient sur une embarcation battant pavillon italien.
Un tribunal israélien a ordonné dimanche la prolongation de deux jours de la détention de ces deux militants.
Le parquet de Rome avait déjà ouvert une enquête similaire en octobre dernier à la suite de la précédente tentative d’une flottille humanitaire d’atteindre Gaza.
Quelque 175 militants de nombreuses nationalités ont été arrêtés jeudi, sur une vingtaine de bateaux de cette nouvelle flottille visant, selon ses organisateurs, à briser le blocus israélien du territoire palestinien, où l’accès de l’aide humanitaire reste fortement restreint.
L’arrestation, menée « pacifiquement » selon Israël, a eu lieu à des centaines de kilomètres de Gaza, dans les eaux internationales au large de la Crète, bien plus loin des côtes israéliennes que les précédentes interceptions de flottilles. Plusieurs pays ont dénoncé une opération « illégale ».
Il s’agit de la deuxième tentative de la flottille « Global Sumud » (« sumud » signifiant « résilience » en arabe) d’accéder à la bande de Gaza. En 2025, à son premier voyage, plusieurs centaines de militants, dont la Suédoise Greta Thunberg et l’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan, avaient été arrêtés en mer, transférés en Israël puis expulsés.




