Initialement les garde-côtes grecs avaient indiqué que quatre corps avaient été découverts mais après des recherches des patrouilleurs grecs trois autres ont été repêchés jeudi en fin matinée, a indiqué à l’AFP une responsable du bureau de presse de la police portuaire grecque.
« Leur bateau a pris l’eau et a commencé à couler », a indiqué cette responsable soulignant que les recherches se poursuivent pour d’éventuels survivants.
Parmi les quatre premières victimes figurent un garçon et une fille ainsi que deux femmes, selon les garde-côtes.
Les trois autres morts n’ont pas encore été identifiés et aucun détail n’a été publié jusqu’ici sur leur pays d’origine.
Les naufrages sont fréquents lors de ces traversées périlleuses entre les côtes turques et les îles grecques voisines telles que Samos et Lesbos, points d’entrée dans l’Union européenne.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 2.333 migrants ont disparu ou ont été repêchés morts en Méditerranée en 2024.
Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué que près de 9.000 personnes étaient entrées en Grèce clandestinement depuis le début 2025, la plupart par la mer.
Le gouvernement conservateur grec ne cesse de durcir sa politique sur l’immigration.
« Si vous souhaitez entrer illégalement en Grèce et que vous n’avez pas droit à l’asile, nous ferons tout notre possible pour vous renvoyer d’où vous venez », a déclaré le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis devant le Parlement mercredi.
« Les passeurs et les ONG qui coopèrent avec eux ne détermineront pas qui entre dans notre pays », a-t-il déclaré.