La piste selon laquelle cet homme aurait collecté des informations pour le compte de l’Iran est actuellement examinée, a précisé l’agence alors que l’USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde, est resté deux jours sur la base navale de Souda qu’il a quittée jeudi matin.
L’homme de 36 ans a été interpellé à l’aéroport international d’Athènes, a précisé la chaîne publique ERT.
Des photographies de la base navale de Souda ont été retrouvées dans son téléphone portable et une enquête est en cours afin de déterminer s’il a également enregistré des mouvements du porte-avions USS Gerald R. Ford, selon le quotidien Kathimerini.
Ce Géorgien d’origine azérie est arrivé en Grèce le 3 février et s’est rendu directement à La Canée, où il a loué une chambre avec vue sur la baie de Souda, a précisé ANA.
Cette interpellation résulte d’une enquête menée par le Service national de renseignement grec (EYP) en cours depuis quelque temps à La Canée, ville de Crète proche de la base de Souda et à la suite d’informations faisant état d’activités d’espionnage, selon la même source.
En juin, un ressortissant d’Azerbaïdjan, en possession de multiples photos de la base militaire de Souda, avait déjà été arrêté en Crète et placé en détention provisoire en raison de soupçons d’espionnage.
Quelques jours auparavant, la presse chypriote avait rapporté l’interpellation d’un homme soupçonné d’espionner la base militaire britannique d’Akrotiri, sur l’île de Chypre, et d’être lié aux Gardiens de la Révolution iraniens.
La base britannique d’Akrotiri a été frappée par un drone iranien dans la nuit de dimanche à lundi.
Cette frappe est la première touchant un pays de l’Union européenne depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes américano-israéliennes samedi.
La base navale de Souda abrite environ 1.000 personnes, dont des militaires, des employés civils américains, des employés locaux, des contractuels.




