« Il n’existe pas de danger à l’heure actuelle mais nous sommes tenus (…) de prendre des mesures préventives et de rester en état d’alerte permanent », a-t-il indiqué dans un entretien au site in.gr, alors que la base navale de Souda est utilisée par l’Otan, les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux.
La base militaire de Souda est « une cible qui, d’après notre compréhension, ne fait absolument pas partie des plans iraniens à ce stade », a poursuivi le chef de la diplomatie.
« Bien entendu, des mesures de sécurité renforcées ont été adoptées. C’est le protocole de base en cas de conflit », a-t-il encore indiqué.
Des drones de fabrication iranienne ont pris pour cible une base militaire britannique à Chypre lundi et ont été envoyés du Liban voisin, probablement par le Hezbollah, selon une source gouvernementale chypriote.
Cette frappe contre la base britannique a entraîné des évacuations dans le sud de l’île méditerranéenne.
Elle est la première touchant un pays de l’Union européenne depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes américano-israéliennes samedi.
La Grèce a envoyé deux frégates et des avions de chasse F-16 à Chypre, a annoncé le ministère grec de la défense, assurant qu’Athènes aiderait Chypre à « faire face aux menaces et aux actions illégales sur son territoire ».
Le ministre de la défense Nikos Dendias a prévu de se rendre sur l’île mardi.
La base navale de Souda abrite environ 1.000 personnes, dont des militaires, des employés civils américains, des employés locaux, des contractuels.




