Lars Lokke Rasmussen sera à Oslo dimanche, avant de se rendre lundi à Londres et jeudi à Stockholm.
Cette visite se déroule au moment où Donald Trump a menacé huit pays, dont ceux-ci, de surtaxes douanières face à leur opposition à ses velléités de s’emparer du Groenland, territoire autonome danois.
Il a aussi accusé ces pays (le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande) de se livrer à un « jeu très dangereux » après l’envoi de quelques dizaines de militaires sur l’île, destinés à préparer de futurs exercices « grand froid » dans la région.
« Dans un monde instable et imprévisible, le Danemark a besoin d’amis et d’alliés proches (…). Nos pays ont en commun le fait que nous sommes tous d’accord sur la nécessité de renforcer le rôle de l’Otan dans l’Arctique, et je me réjouis de discuter de la manière d’y parvenir », a déclaré M. Rasmussen, cité dans un communiqué.
Une réunion d’urgence des ambassadeurs de l’UE est prévue dans la journée à Bruxelles tandis que le président français Emmanuel Macron devrait s’entretenir dans les heures à venir avec ses homologues européens au sujet de cette crise inédite entre membres de l’Otan.
Le Danemark, « en collaboration avec plusieurs alliés européens » a récemment adhéré à une déclaration commune sur le Groenland, qui établit que cette immense île fait partie de l’Alliance et que sa sécurité relève d’une « responsabilité commune » de ses membres, indique le ministère dans son communiqué.
Depuis son retour au pouvoir il y a un an, le président américain parle régulièrement de prendre le contrôle de l’immense territoire autonome danois, invoquant des raisons de sécurité nationale face, selon lui, aux avancées russes et chinoises en Arctique.




