M. Beaune a estimé sur FranceInfo que « la diplomatie doit reprendre ses droits car il n’y aura pas d’issue uniquement par des actions militaires » à cette guerre, et « c’est aussi le rôle de la France qui siège au conseil de sécurité des Nations unies », a-t-il dit.
Il a néanmoins défendu l’envoi dans la zone, annoncé mardi par le président Emmanuel Macron, du porte-avions Charles de Gaulle et de divers autres moyens militaires, malgré le risque terroriste accru que cela peut faire courir à la France.
« Bien sûr, ça comporte des risques, mais la France ne peut pas laisser ses ressortissants et ses bases sans protection ou sans réaction », a estimé le Haut-commissaire.
« Que dirait-on si la France n’assurait pas la protection des 400.000 ressortissants qu’elle a dans la région, de ses emprises militaires ou diplomatiques, de ses alliés avec lesquels nous avons signé des accords de sécurité, de défense? », a-t-il insisté.
Par ailleurs, M. Beaune, qui figure en troisième position sur la liste du candidat de centre-droit à Paris Pierre-Yves Bournazel pour les élections municipales de ce mois en France, a prôné de voter pour ce dernier « si on est attaché à la probité, à l’honnêteté et à l’efficacité ».
« Est-ce qu’on pense que le bilan de Mme (Rachida) Dati », la candidate LR, « première opposante depuis dix ans, plaide pour qu’on lui confie dix milliards d’euros de gestion publique? Est-ce qu’on veut que les héritiers de Mme (Anne) Hidalgo », la maire PS sortante, « continuent à gérer Paris? », a demandé l’ancien ministre.
M. Bournazel incarne selon lui « une alternance saine et positive ».




