Dans un communiqué, Gabriel Serville pointe notamment la suppression de 30 millions d’euros prévus dans un accord signé entre l’État et la CTG en 2021, ou la non-reconduction des 50 millions d’euros annuels issus des accords de Guyane de 2017, destinés à la construction de collèges et de lycées.
Cette fermeté s’inscrit dans un durcissement du discours de Gabriel Serville ces derniers mois, notamment face à l’absence de garanties sur l’évolution institutionnelle du territoire.
La Guyane est engagée depuis 2022 dans une demande d’autonomie pour se doter d’un « pouvoir normatif » permettant d’édicter des « lois-pays » adaptées aux réalités de ce territoire de 300.000 habitants. Ce projet, affiné durant plusieurs congrès des élus guyanais en 2023 et 2024, prévoit des transferts de compétences pour la future collectivité.
Le président de la CTG déplore d’ailleurs l’absence du dossier statutaire, « indispensable à l’adaptation des compétences aux réalités du territoire », au programme de la ministre.
« Une rencontre institutionnelle ne peut s’envisager sans engagements concrets, formalisés et assortis d’un calendrier précis », déclare Gabriel Serville.
Le déplacement de la ministre des Outre-mer en Guyane est axé sur la sécurité et le spatial. Elle doit notamment suivre le sixième lancement d’Ariane 6, jeudi.




