Le navire, qui accueille quelque 150 passagers et membres d’équipage de 23 nationalités, doit arriver au port de Granadilla, sur l’île de Tenerife, dimanche matin, selon le gouvernement espagnol. Il fait l’objet d’une alerte sanitaire internationale depuis le weekend dernier, lorsque l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a été informée que trois passagers étaient décédés et que la cause suspectée était l’hantavirus.
Les cinq Français à bord « vont être examinés quand ils vont arriver aux Canaries, et réexaminés » ensuite en France, a expliqué Xavier Lescure, responsable médical du Coreb (Coordination opérationnelle risque épidémique et biologique), structure chargée de coordonner leur suivi.
Ils seront rapatriés dans « un avion affrété de façon spécifique, avec un personnel de bord qui sera protégé » et « ils ne seront évidemment pas mélangés aux touristes », a précisé cet infectiologue, responsable de ce réseau chargé par les autorités sanitaires de renforcer la préparation du système de santé face aux situations d’urgence liées à des événements épidémique et biologique.
Ces cinq Français ne présentaient jeudi pas de symptômes inquiétants, selon le ministère français des Affaires étrangères.
Ceux qui pourraient présenter « les moindres symptômes » seront hospitalisés dans un établissement de santé de référence pour avoir un test, et n’en sortiront pas « tant qu’on n’aura pas le résultat », a assuré M. Lescure. « S’ils sont positifs, ils resteront hospitalisés jusqu’à ce qu’on en sache un peu plus sur l’histoire naturelle de la maladie », a-t-il expliqué.
Les patients asymptomatiques seront malgré tout « réexaminés et testés à leur arrivée » en France avant de pouvoir rentrer chez eux. « Ils seront surveillés par les structures référentes de chaque secteur » et « ils ne pourront malheureusement pas avoir une vie normale pendant six semaines », a expliqué M. Lescure, en parlant de « quarantaine adaptée à la contrainte des uns et des autres ».
« Il y aura un isolement, il y aura des restrictions physiques » même si « pour le moment, on ne sait pas si on va imposer un arrêt de travail pour tout le monde », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, « on est en train d’explorer les huit contacts à faible risque qui étaient dans l’avion qui a rapatrié la patiente décédée » venant de Sainte-Hélène, a rappelé Xavier Lescure.
Les autorités sanitaires françaises ont annoncé jeudi que, parmi ces huit Français cas contacts, l’un a été isolé en raison de « symptômes bénins », en attendant un test. Les résultats ce test ne sont pas encore connus, a précisé M. Lescure.




