Dans une publication sur son compte X mardi soir, l’élue d’opposition à Hénin-Beaumont a dénoncé les « attaques » de l’édile « pour brutaliser et insulter l’opposition au quotidien », assurant que « depuis douze ans », M. Briois « se livre à toutes les humiliations et intimidations » pour les faire taire.
Lors du Conseil municipal du 18 novembre, le maire de ce bastion du Rassemblement national avait notamment qualifié à plusieurs reprises les élus d’opposition de « talibans » et d' »hystériques ». « Vous êtes des Khmers verts qui ne supportez-rien », avait-il également lancé selon une vidéo de la séance.
Dans sa plainte déposée devant le tribunal de Béthune (Pas-de-Calais) le 11 février et consultée par l’AFP, la cheffe des Ecologistes, qui ne se représente pas aux municipales du 15 mars, assure également que M. Briois l’a appelée « Attila Tondelier » et décrite comme « pire que Staline ».
« Quelle que soit l’issue de cette plainte, elle est aussi un signal d’alarme », a-t-elle ajouté sur X.
Le débat à ce moment-là au conseil municipal portait sur les délégations de services publics attribuées par la mairie dans le domaine de la petite enfance. Mme Tondelier « s’est contentée d’interroger le maire sur le choix » de l’entreprise privée People and Baby, « pour assurer la gestion de la crèche de la commune », avait indiqué à l’AFP son avocat Me Tewfik Bouzenoune, peu après le conseil.
« Les termes utilisés relèvent de la liberté d’expression déjà employés entre adversaires politique », s’était défendu M. Briois, sollicité en novembre par l’AFP. Il avait accusé Mme Tondelier de « nous insulter et insulter la population de +fachos+ ».




