Les protestataires « ont attaqué la police, des bâtiments gouvernementaux, des casernes des Gardiens de la Révolution, des banques, des mosquées et ont brûlé le Coran (…) c’était un véritable coup d’Etat », a fustigé Ali Khamenei, assurant que cette tentative avait « échoué ».
« La récente sédition n’était pas la première à Téhéran, elle ne sera pas la dernière. De tels incidents pourraient se reproduire », a-t-il par ailleurs estimé.
L’Iran a déjà été secoué en 2009 par des manifestations contre la réélection du président d’alors, Mahmoud Ahmadinejad, puis en 2019 contre le prix du carburant et en 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini.
Le dirigeant s’exprimait à Téhéran devant des fidèles, à l’occasion du 47e anniversaire du retour en Iran de l’imam Khomeini, père fondateur de la République islamique en 1979, a qui il a succédé dix ans plus tard.
Depuis la Révolution qui a chassé du pouvoir la dynastie Pahlavi, alliée clé des Etats-Unis, les deux pays n’entretiennent plus de relations diplomatiques.
Les Américains « veulent reprendre le contrôle de ce pays » comme auparavant sous la monarchie, a affirmé devant son auditoire Ali Khamenei.
« Ils contrôlaient les ressources. Ils contrôlaient le pétrole. Ils contrôlaient la politique (…) tout leur appartenait », a insisté le guide suprême.
Depuis le récent mouvement de contestation, Donald Trump fait planer la menace d’une intervention militaire contre l’Iran et a déployé dans le Golfe une dizaine de navires, dont le porte-avions Abraham Lincoln.
Ces manifestations, qui ont débuté fin décembre avant de prendre de l’ampleur le 8 janvier et d’être réprimées, ont fait plus de 3.000 morts, selon le bilan officiel. Les autorités iraniennes affirment que la grande majorité des victimes sont des forces de sécurité ou des passants tués par des « terroristes ».
L’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), dont le siège est aux Etats-Unis, dit pour sa part avoir confirmé 6.713 morts, dont 137 enfants et enquête sur plus de 17.000 décès potentiels supplémentaires.




