« Au Parlement, nous travaillons à un plan selon lequel les pays devront payer des droits et taxes à la République islamique si le détroit d’Ormuz est utilisé comme voie sûre » pour le transport énergétique et de marchandises, a déclaré la députée de Téhéran Somayeh Rafiei, citée par l’agence officielle Isna.
Passage stratégique pour le transport des hydrocarbures, ce détroit, qui sépare la péninsule arabique de l’Iran, est largement bloqué par l’Iran depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février par les Etats-Unis et Israël.
Mardi, le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a de son côté affirmé que le trafic dans cette étroite voie commerciale, où transitent 20% du pétrole brut mondial et près de 20% du gaz naturel liquéfié (GNL), ne reviendrait jamais à son « statut d’avant-guerre ».
Ces derniers jours, l’Iran a autorisé le passage de quelques navires de pays qu’il considère comme alliés, tout en avertissant qu’il bloquerait ceux des pays jugés hostiles.
Une réunion de crise de l’Organisation maritime mondiale (OMI) se déroule sur deux jours mercredi et jeudi à Londres, avec l’objectif affiché de trouver des « mesures pratiques » pour assurer la sécurité dans le détroit d’Ormuz, où 20.000 marins sont actuellement bloqués sur quelque 3.200 navires.




