Ce tribunal de Palerme a jugé que Sea-Watch devait recevoir 76.000 euros en compensation de ce « blocage injuste », a écrit cette association caritative allemande dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux.
Le Sea-Watch 3 a accosté sur l’île italienne de Lampedusa en juin 2019, bravant une interdiction gouvernementale, après avoir été bloqué en mer pendant deux semaines avec des dizaines de migrants à son bord.
Le bateau, qui a heurté un navire de police à son arrivée, a en conséquence été saisi pendant cinq mois, un incident largement repris par les médias du monde entier.
Carola Rackete, qui commandait le Sea-Watch 3, a été arrêtée mais les charges retenues contre elle ont été abandonnées par un juge en 2021.
Les ministères de l’Intérieur, des Transports et de l’Economie, ainsi que les autorités siciliennes locales, ont été condamnés à payer pour les frais, notamment judiciaires, réglés par l’ONG, a souligné mercredi l’agence de presse Ansa.
Dans un message vidéo diffusé le même jour, Mme Meloni a dit que cette décision de justice l’avait laissée « littéralement sans voix ».
Elle n’occupait pas encore ses fonctions actuelles à l’époque mais son gouvernement d’extrême droite s’est efforcé de limiter les activités des embarcations de sauvetage de migrants en Méditerranée.
Mme Meloni, qui dirige le parti post-fasciste Frères d’Italie, critique régulièrement les juges qui contestent ses mesures visant à endiguer l’immigration clandestine.
« Nous ferons tout le nécessaire pour défendre les frontières et la sécurité des citoyens », a-t-elle insisté mercredi.
Le gouvernement italien a adopté le 11 février un projet de loi qui lui permettrait d’interdire provisoirement les arrivées de migrants par la mer en cas de menaces graves pesant sur l’ordre public ou la sécurité nationale.




