La frégate baptisée « Kimon » est « un maillon de plus dans un effort continu de modernisation des forces armées » grecques, a souligné le Premier ministre, Kyriakos Mitsotakis, « afin que la capacité de dissuasion de notre pays ne soit contestée par personne ».
La Grèce « projette sa puissance en tant qu’axe de stabilité et de fiabilité en Méditerranée orientale », a-t-il ajouté alors que des tensions avec la Turquie voisine, à la fois rival historique et partenaire au sein de l’Otan, ressurgissent à intervalle régulier.
« La Grèce se renforce de manière décisive, morale et substantielle », s’est également félicité le président de la République hellénique Kostas Tassoulas lors d’une cérémonie d’accueil.
L’industriel français Naval Group avait livré cette frégate de défense et d’intervention (FDI), baptisée Belharra à l’export, à la mi-décembre à Lorient, dans l’Ouest de la France.
Le chef de l’Etat a loué les capacités technologiques « extraordinaires » du bâtiment « en opérations de surface, en défense antiaérienne, en lutte anti-sous-marine, en guerre électronique et en autodéfense ».
Après un gel du budget d’armements pendant la décennie de la crise financière (2009-2018), la Grèce avait décidé en 2021 sur fond à l’époque des tensions avec la Turquie de moderniser ses forces armées.
Le pays avait alors signé avec la France un partenariat stratégique dans la défense et la sécurité, en commandant 24 appareils Rafale puis trois frégates Belharra pour un montant total de plus de 5,5 milliards d’euros.
Une quatrième frégate avait été ajoutée l’an dernoer.
Le conservateur Kyriakos Mitsotakis a évoqué à plusieurs reprises les défis grandissants pour la sécurité de l’Europe.
La Grèce avait annoncé en avril dernier la refonte de son armée, « la plus importante » de son histoire moderne à laquelle elle va consacrer quelque 25 milliards d’euros.
Elle veut tout particulièrement se doter d’un dôme anti-missiles, anti-aérien et anti-drones appelé « Bouclier d’Achille ».
Actuellement Athènes est l’un des quatre pays de l’Alliance atlantique qui consacrent plus de 3% de leur PIB aux dépenses de défense, derrière la Pologne, l’Estonie et la Lettonie.
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