Le navire a été « touché par deux missiles » et la marine royale d’Oman a secouru « son équipage de 24 personnes », toutes en bonne santé, selon l’agence de presse officielle omanaise.
Plus tôt, l’agence britannique de sécurité maritime UKMTO avait indiqué que le bateau se trouvait à deux milles nautiques (environ 3,7 kilomètres) au nord d’Oman, « transitant vers l’est dans le détroit d’Ormuz » lorsqu’il a été « touché par un projectile inconnu juste au-dessus de la ligne de flottaison, provoquant un incendie dans la salle des machines ».
D’après la société privée de sécurité maritime Vanguard Tech, il s’agit du navire pattant pavillon maltais Safeen Prestige. Selon des données partagées par le site spécialisé Marine Traffic, il était en route du port émirati de Ghantout vers Jeddah en Arabie saoudite.
Il s’agit de la quatrième attaque signalée dans les eaux du Golfe en l’espace de 24 heures, après que des projectiles ont frappé ou sont tombés à proximité de trois autres navires au large des côtes émiraties et omanaises.
Dans le stratégique détroit d’Ormuz, le trafic maritime est toujours paralysé et les Gardiens de la Révolution, force chargée des opérations extérieures iraniennes, ont revendiqué mercredi le contrôle « total » du passage, par lequel transitent 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux.
Le général Ebrahim Jabbari avait promis mardi de « brûler tout navire » qui tenterait de franchir le détroit.
Avec des prix de l’énergie déjà en hausse, la marine américaine pourra escorter des pétroliers « si nécessaire », a proposé le président américain Donald Trump.




