Plusieurs pays européens ont déployé récemment de petits contingents de troupes au Groenland, territoire autonome sous autorité du Danemark et dont le président américain Donald Trump a déclaré vouloir s’emparer.
« Bien sûr, en cas de militarisation du Groenland, de la création là-bas de capacités militaires visant la Russie, nous prendrons des contre-mesures adéquates, y compris de nature militaro-technique », a affirmé M. Lavrov devant le Parlement russe.
Depuis son retour à la Maison Blanche il y a un an, Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de prendre le contrôle du Groenland, la justifiant par des questions de sécurité face à, selon lui, la menace de la Russie et de la Chine dans la région.
Il a ensuite fait marche arrière en janvier lors du forum économique de Davos, M. Trump assurant s’être entendu sur un « cadre » de négociation avec le chef de l’Otan, Mark Rutte, afin de donner aux Etats-Unis une plus grande influence sur le territoire arctique.
Peu de détails concrets ont filtré sur le contenu de cet accord. Le Danemark et le Groenland ont jusqu’à présent refusé tout transfert de souveraineté, affirmant que ce territoire arctique n’était pas non plus à vendre.
« Les Etats-Unis, le Danemark et le Groenland doivent régler la question entre eux », a déclaré M. Lavrov, accusant également Copenhague de traiter les quelque 57.000 habitants du Groenland comme des « citoyens de seconde classe ».
L’Otan a entamé début février un travail de planification d’une mission qu’elle compte lancer pour renforcer la sécurité dans l’Arctique.




