« Au lieu de mener un travail constructif dans le cadre d’institutions existantes, en particulier le Conseil de l’Arctique, l’Otan a choisi la voie d’une militarisation accélérée du Nord et renforce là-bas sa présence militaire sous le prétexte imaginaire d’une menace croissante de Moscou et de Pékin », a dénoncé dans un communiqué l’ambassade russe à Bruxelles.
« Les déclarations retentissantes de Washington sur le Groenland sont uniquement utilisées par l’Alliance afin de faire avancer son agenda antirusse et antichinois », a-t-elle ajouté, dénonçant une « rhétorique agressive ».
« L’Arctique doit rester un territoire de paix, de dialogue et de collaboration équitable », a-t-elle plaidé.
Le président américain a réitéré début janvier ses vues sur ce territoire arctique sous souveraineté danoise.
Donald Trump répète que les Etats-Unis ont besoin du Groenland pour des raisons de « sécurité nationale », notamment pour contenir les avancées de la Russie et de la Chine en Arctique, et n’écarte pas un recours à la force pour s’en emparer.
Il a aussi estimé que le Groenland était « vital » dans le cadre de la construction du « Dôme d’or », le projet américain de bouclier antimissiles.
Davantage de troupes de l’Otan seront présentes au Groenland « dans les prochains jours », a affirmé mercredi le vice-Premier ministre groenlandais après une rencontre à la Maison Blanche entre dirigeants danois, groenlandais et américains.
« Une hausse du nombre de vols et de navires militaires est attendue », a dit Mute Egede lors d’une conférence de presse, en évoquant « des exercices ».
La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège ont annoncé mercredi qu’elles allaient déployer du personnel militaire dans ce territoire arctique pour une mission de reconnaissance qui, a précisé une source au sein du ministère français des Armées, s’inscrit dans le cadre de l’exercice danois « Arctic Endurance ».




