« L’acquisition du GlobalEye contribuera à assurer la sécurité dans le Nord tout en développant notre économie », a souligné le Premier ministre Mark Carney en marge du salon de défense CANSEC à Ottawa.
Construit à partir de l’avion canadien Bombardier 6500, le GlobalEye doit permettre de soutenir environ 3.000 emplois au Canada tout en dotant le pays d’appareils surveillant les espaces maritimes et terrestres et recueillant du renseignement au profit des forces armées sur le terrain.
Le GlobalEye devra « renforcer la sécurité en Amérique du Nord par la détection et la dissuasion des menaces dans l’Arctique et ailleurs », souligne un communiqué du cabinet du Premier ministre canadien, à l’heure où cette région nordique est placée sous haute surveillance des services de renseignement canadiens.
« L’objectif est de transférer la technologie et la connaissance au Canada », a souligné Saab dans un communiqué, en référence à la volonté canadienne de voir ces avions construits sur son territoire.
« Nous accueillons la décision du Canada d’entamer des discussions avec Saab », a ajouté le PDG de Saab, Micael Johansson.
Ces négociations entre le Canada et le groupe suédois écartent ainsi pour l’heure les autres concurrents en lice, l’Aeris X de L3Harris et le E7 Wedgetail de Boeing, tous deux Américains.
Le Canada doit par ailleurs arbitrer quant à l’achat d’avions de combat furtifs F-35 américains. Mark Carney avait annoncé l’an dernier le réexamen de ce contrat à l’aune des tensions commerciales avec les États-Unis.
Le 18 mai, le sous-secrétaire américain à la Défense, Elbridge Colby, avait annoncé la suspension de la Commission permanente mixte de défense entre le Canada et les États-Unis, invoquant notamment l’absence de décision canadienne sur le dossier des F-35.
Le Canada a significativement accru ses dépenses en matière de dépense –65 milliards de dollars (40 milliards d’euros) au cours de la dernière année–, atteignant désormais les 2% de dépenses de son PIB en matière de défense.
Le Premier ministre libéral Mark Carney (centre-gauche) a mis en oeuvre une nouvelle stratégie de défense depuis son élection en avril 2025, visant notamment à diversifier les partenariats.




