« Nous avons besoin d’un facteur pour égaliser (les chances) parce qu’on a vu comme le régime traite ses citoyens », a-t-il déclaré, lors de la Conférence sur la sécurité à Munich, qui réunit plus de 60 chefs d’Etat et de gouvernement, en référence à la sanglante répression qui a étouffé la vague de contestation début janvier.
Des ONG de défense des droits humains font état de milliers de manifestants tués.
Donald Trump, qui a déployé un groupe aéronaval américain au Moyen-Orient, a annoncé vendredi l’envoi prochain d’un second porte-avions. Après avoir menacé Téhéran d’une action militaire au pic de la répression, Washington maintient la pression pour pousser Téhéran à un accord notamment sur le nucléaire.
Le président américain « doit convaincre le monde » qu’il a « donné toutes les chances à la voie diplomatique », a estimé M. Pahlavi. Mais « je ne ne pense pas qu’ils (les Iraniens) parviennent à satisfaire les exigences » américaines.
« Le président Trump est conscient que le peuple iranien a exprimé très clairement le besoin de son soutien. Il a cru en sa promesse d’une aide imminente (…) Il est crucial de sauver la face face à ces attentes », a-t-il poursuivi.
Pour Reza Pahlavi, qui a pointé les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, une « intervention éliminera le principal obstacle à la libération: le mécanisme de répression du régime et cette machine à tuer ».
Une intervention signifie aussi de « nouvelles sanctions économiques » pour « couper les ressources économiques du régime, ses moyens de payer ses mercenaires ». « Cela signifie accroître la pression diplomatique, expulser les diplomates, fermer les ambassades », a-t-il détaillé.
Le fils du dernier chah d’Iran, qui vit aux Etats-Unis et n’a pas remis les pieds dans son pays natal depuis la Révolution islamique de 1979, avait auparavant appelé à de nouvelles actions de protestation en Iran, parallèlement à des rassemblements prévus samedi à Munich, Toronto et Los Angeles.
Dans un message sur X jeudi, il a appelé les Iraniens de l’intérieur « les soirs des 14 et 15 février à 20 heures, à faire entendre (leurs) voix et à scander des slogans depuis maisons et toits ». « Criez vos revendications. Montrez votre unité. Avec une volonté inébranlable, nous vaincrons ce régime d’occupation », a-t-il ajouté.
Mardi à Téhéran, à la veille du 47e anniversaire de la Révolution islamique, des Iraniens avaient crié depuis leurs fenêtres des slogans contre le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. « Mort au dictateur », pouvait-on entendre dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et vérifiées par l’AFP.
Les autorités iraniennes ont imputé la responsabilité des violences de janvier à des « émeutiers » instrumentalisés selon elles par les Etats-Unis et Israël, ennemis jurés du pays.




