Le Lyubov Orlova repéré à la dérive à 800 km de Terre-Neuve (services américains)

Selon ce document, daté de mercredi et intitulé « Daily memorandum Atlantic edition », le Lyubov Orlova a été repéré à la position 49 22.70N et 044 51.34W, soit à environ 800 km de son point de départ de Terre-Neuve et à 2.400 kilomètres (1.300 milles marins) à l’ouest des côtes de l’Irlande.

Dans un communiqué, l’association environnementaliste Robin des Bois a estimé que « si les informations diffusées par les services d’information maritime américains sont vérifiées, le Lyubov Orlova est plus près des côtes américaines que des côtes européennes ».

En conséquence, Robin des Bois, qui a accusé le Canada d’avoir « une responsabilité primordiale » dans la dérive du navire, demande à ce pays « de diligenter et de financer les moyens logistiques capables de recapturer et de ramener le navire dans un port refuge ».

Le Lyubov Orlova a été localisé dans un document diffusé par la National geospatial-intelligence agency (NGA), une agence des services de renseignement américains chargée de collecter, analyser et diffuser des informations de géolocalisation en utilisant l’imagerie satellite.

Avec des rats pour seuls passagers, le bateau avait quitté Terre-Neuve le 23 janvier pour rallier sous remorque la République dominicaine où il devait être démantelé. Mais, dès le lendemain, le câble de remorquage s’était rompu, livrant le navire à la mer.

Une tentative des autorités canadiennes pour le récupérer, alors qu’il menaçait une plateforme pétrolière, a échoué et le bateau s’est rapidement retrouvé dans les eaux internationales.

Depuis, le Canada n’a guère semblé s’inquiéter de son sort. En début de semaine, ce pays avait reconnu n’avoir aucune idée de l’endroit où se trouvait le Lyubov Orlova, construit en 1976, long d’une centaine de mètres et dont les feux et la balise de géolocalisation sont hors d’usage.

Pour Robin des Bois, le Canada « devra définir un plan de démolition différent du plan initial », car le démantèlement du bateau « dans un chantier douteux à Saint-Domingue serait un scandale supplémentaire ».

Le Lyubov Orlova, un bateau qui avait battu en dernier pavillon des îles Cook, était resté de longs mois à quai à Terre-Neuve à la suite d’une décision judiciaire. Il est aujourd’hui juridiquement considéré comme une « coque », ou une épave.

En avril 2012, les gardes-côtes américains avaient coulé un chalutier japonais de 60 mètres, sans équipage, qui dérivait au large de l’Alaska après avoir été emporté par le tsunami de mars 2011 et qui présentait des risques pour la navigation.

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