Avant de débarquer, sous les caméras des chaînes de télévision locales, de l’avion affrété par la Russie, le nouveau dirigeant malgache avait expliqué avoir « accepté l’invitation » russe au moment de s’envoler d’Antananarivo.
« Il ne s’agit pas de choisir nos partenaires en fonction des pays, mais d’entretenir des relations avec tout Etat que nous estimons susceptible d’apporter des bénéfices au peuple malgache », a expliqué le « président de la refondation » de Madagascar, disant son « attachement » au « multilatéralisme ».
Il a déjà effectué en janvier des déplacements aux Emirats arabes unis et en Afrique du Sud.
Le renforcement des échanges entre la Russie et Madagascar s’est manifesté en janvier par la venue d’instructeurs militaires russes sur la « Grande île » pour former leurs homologues malgaches au maniement d’armes livrées en décembre.
A l’occasion de cette remise d’armement, dont des drones kamikazes, Antananarivo avait reçu la visite du chef adjoint du renseignement militaire russe, Andreï Averianov, avait indiqué le président de l’Assemblée nationale malgache à l’AFP.
Andreï Averianov est également le superviseur présumé de l’Africa Corps, l’organisation paramilitaire ayant succédé au groupe Wagner.
La Russie, par la voix de son ambassade locale, a par ailleurs annoncé mercredi la livraison d’un hélicoptère et de camions pour aider aux opérations de sauvetage après le passage la semaine passée du cyclone Gezani, ayant fait au moins 59 morts à Madagascar.
En fin de mois, Michaël Randrianirina doit effectuer une visite en France, où il pourrait rencontrer le président français Emmanuel Macron, d’après le média Africa Intelligence.
Pragmatique, Paris avait envoyé son ambassadeur à la cérémonie d’investiture du colonel en octobre.
Une poignée de jours auparavant, lui et son unité du Capsat avaient annoncé prendre le pouvoir à la suite de la fuite, aidée par la France, de l’ex-président Andry Rajoelina, destitué dans la foulée par l’Assemblée.
Dans les manifestations qui ont précédé la prise de pouvoir des militaires, Andry Rajoelina était accusé par certains d’être proche de Paris.




