L’annonce de l’AIE arrive après la décision prise mercredi dernier de libérer 400 millions de barils de pétrole, qui a déjà eu « un effet apaisant sur les marchés », selon Fatih Birol, son directeur exécutif.
D’autres pays que les 32 membres de l’organisation sont prêts à « nous apporter leur soutien », a-t-il ajouté, citant l’Inde, la Colombie, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam.
Vers 15H10 GMT (16H10 à Paris), le baril de West Texas Intermediate, référence américaine, pour livraison en avril, tombait de 3,29% à 95,46 dollars, après avoir perdu plus de 5% à 92,97 dollars.
Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, perdait 0,96% à 102,15 dollars.
Les cours du pétrole étaient déjà en baisse auparavant car un pétrolier battant pavillon pakistanais a franchi dimanche le détroit d’Ormuz avec son système de traçage (dit AIS) activé, selon les données du site spécialisé MarineTraffic.
Cela « laisse supposer que certaines cargaisons pourraient bénéficier d’un droit de passage négocié » avec l’Iran, estime MarineTraffic. Dans ce cas, une partie des barils bloqués dans le Golfe pourraient être exportés.
Le ministère indien chargé du Transport maritime avait quant à lui annoncé samedi que deux navires battant pavillon indien et tranportant du gaz de pétrole liquéfié avaient franchi le détroit.
« C’est un signe encourageant qui montre que l’Iran est ouvert aux efforts diplomatiques », estime Kathleen Brooks, analyste chez XTB.
Le président américain Donald Trump, qui doit tenir une conférence de presse lundi, a aussi exhorté samedi les pays qui dépendent du pétrole transitant par le détroit à en assurer la sécurité, en coordination avec les Etats-Unis.
Le Royaume-Uni et l’Allemagne ont écarté lundi toute mission de l’Otan afin de rétablir la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz.
Mais le Premier ministre Keir Starmer a déclaré que le Royaume-Uni travaillait à un « plan collectif viable permettant de rétablir la liberté de navigation » dans la région.




