La marine sri-lankaise prendra aussi en charge le navire iranien, qu’elle acheminera jusqu’au port de Trincomalee (nord-est) de crainte qu’il ne soit visé par une attaque, a précisé le président sri-lankais.
« Nous ne prenons pas parti dans ce conflit, mais tout en maintenant notre neutralité nous agissons pour sauver des vies », a-t-il affirmé. « Personne ne devrait mourir de cette façon dans une guerre. Toute vie est précieuse ».
La marine sri-lankaise placera des hommes à bord du IRIS Bushehr, qui avait fait état d’une avarie sur l’un de ses moteurs, tandis que l’équipage iranien sera conduit en sécurité à terre.
L’IRIS Dena, la frégate torpillée mercredi, retournait vers l’Iran après avoir participé à un exercice militaire dans le port de Visakhapatnam, en Inde, lorsqu’elle a été frappé.
La diplomatie iranienne a évoqué le chiffre de 130 marins à bord. Mercredi, le ministre des Affaires étrangères sri-lankais avait évoqué 180 personnes à bord quand l’appel de détresse de la frégate a été capté à l’aube au niveau de la côte sud du Sri Lanka.
Dénonçant « une atrocité », le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé jeudi que la frégate avait été invitée par la marine indienne quand elle a été « frappée sans avertissement dans les eaux internationales ».
Les Etats-Unis le « regretteront amèrement », a-t-il menacé, alors que la guerre déclenchée par une attaque conjointe américano?israélienne contre l’Iran s’étend à travers le Moyen?Orient et au-delà.




