La fermeture du détroit par les forces iraniennes a piégé des centaines de navires dans le Golfe et fait grimper les coûts d’acheminement des marchandises.
Nils Haupt, porte-parole du géant allemand du transport maritime Hapag-Lloyd, qui a des navires bloqués dans le Golfe, a déclaré par téléphone à l’AFP que la réouverture était « globalement … une bonne nouvelle ».
Mais il a averti que les armateurs avaient encore besoin de précisions sur les voies que les navires pourraient emprunter, à cause des mines marines.
« Mille navires ne peuvent pas simplement se rendre maintenant à l’entrée du détroit, ce serait le chaos. Ils (les Iraniens) doivent donner des instructions claires », a estimé M.Haupt.
« Nous serions prêts à partir très rapidement si certaines de ces questions en suspens pouvaient être résolues d’ici la fin du week-end », a-t-il ajouté.
Des données de Bloomberg montrent qu’environ 770 navires de transport de marchandises émettaient des signaux de transpondeur à l’intérieur du Golfe jeudi, dont quelque 360 transporteurs de pétrole et de gaz.
Avant la guerre, le nombre moyen de traversées quotidiennes du détroit s’élevait à environ 120, selon le journal spécialisé Lloyd’s List.
« L’Iran vient juste d’annoncer que le détroit d’Iran (sic) était entièrement ouvert et prêt pour une traversée complète », a salué Donald Trump.
Une information du président américain qualifiée d' »inexacte » par Jakob Larsen, directeur de la sécurité de l’association professionnelle d’armateurs Bimco, jugeant que la situation autour des mines n’était « pas claire ». Pour Bimco, les compagnies maritimes devraient « éviter la zone », a-t-il ajouté.
Pour Thomas Kazakos, secrétaire général du principal lobby du secteur, la Chambre internationale de la marine marchande, l’annonce de la réouverture constitue « une étape positive (mais) il subsiste encore beaucoup d’incertitudes quant à ce qu’elle signifie concrètement ».
« Il est essentiel qu’elle marque le début d’un retour plus large et plus durable – au-delà du cessez-le-feu actuel – à la liberté de navigation dans l’un des couloirs maritimes les plus stratégiques du monde », a-t-il ajouté dans un communiqué adressé à l’AFP.




