Les bateaux de débarquement sont arrivés à Tartous, sur les bords de la Méditerranée, où les Russes disposent d’une base permanente, selon ce responsable.
Les véhicules blindés, au nombre d’une dizaine, et des dizaines de soldats se trouvent sur l’aéroport Bassel al-Assad, dans la région de Lattaquié, un fief du régime de Bachar al-Assad, selon la même source.
Les soldats sont « moins de 50 », a indiqué de son côté un responsable américain de la Défense.
Le déploiement des soldats, des troupes de marine russes, ressemble pour l’instant à un dispositif de protection des équipements déployés, plus qu’à la constitution d’un groupe de combat, selon les sources interrogées.
Les responsables américains ont également confirmé un quatrième vol d’avion de transport militaire russe vers la Syrie ces derniers jours, trois ayant déjà été confirmés mardi.
Les avions militaires russes ont atterri sur l’aéroport Bassel al-Assad où Moscou a également fait installer des préfabriqués pouvant accueillir des centaines de soldats.
Les Américains estiment que les Russes sont peut-être en train d’installer une base aérienne avancée dans cette région qui est un fief de Bachar al-Assad.
La question pour le Pentagone est de savoir si les Russes veulent entrer directement dans les combats en Syrie pour aider leur allié Bachar al-Assad, et qui ils veulent frapper.
« Nous ne pouvons vraiment pas dire s’ils viennent pour combattre l’EI ou pour combattre l’opposition » au régime de Bachar al-Assad, a indiqué le responsable américain de la Défense.
Pour les responsables américains, il n’y a pas d’indication pour l’instant que les Russes ont déployé des armements.
Selon l’une des sources américaines interrogées mercredi, le premier des vols militaires russes vers la Syrie est passé par la Méditerranée pour rejoindre la Syrie.
Mais les vols suivant ont utilisé un itinéraire passant par le Caucase, l’Iran et l’Irak.
La Bulgarie a indiqué qu’elle avait interdit le survol de ces avions. Elle a précisé depuis qu’elle était prête à leur ouvrir son espace aérien si elle peut vérifier que les appareils transportent de l’aide humanitaire.
Moscou dément tout renforcement de sa présence militaire. La Russie assure qu’elle n’a jamais caché son soutien en armes et en instructeurs à l’armée syrienne « pour lutter contre le terrorisme », mais refuse de préciser ce que ses avions emportent en Syrie.
Le régime de Damas a également opposé un démenti et accusé les services de « renseignement occidentaux et arabes » de propager de fausses informations.